Pour sa première cérémonie mondiale en Amérique latine, The 50 Best Restaurants a choisi Lima. Le palmarès dévoilé le 4 novembre place onze restaurants de la région parmi les cinquante premiers, contre dix en 2025. Sept pays sont représentés, et le Pérou arrive en tête avec trois adresses, toutes à Lima. Le titre mondial revient cette année à l’Asador Etxebarri, la table de Bittor Arginzoniz à Atxondo, dans le Pays basque espagnol, déjà deuxième l’an dernier.
De Mexico à Lima, trois tables parmi les quinze premières
À Mexico, Quintonil (4ᵉ) reste dans les cinq premiers et devient la table latino-américaine la mieux classée de cette édition. Dans le quartier de Polanco, le restaurant de Jorge Vallejo et Alejandra Flores porte le nom d’une herbe comestible mexicaine. On la retrouve dans certains plats et boissons, aux côtés d’autres produits qui changent au fil des saisons, comme le maïs cacahuazintle ou le miel d’abeilles mélipones.

Deux des trois adresses de Lima progressent. Kjolle (7ᵉ) gagne deux places. La cheffe Pía León y consacre l’un de ses plats aux tubercules andins, dont l’olluco et l’oca. À Barranco, Mérito (13ᵉ) remonte de treize rangs avec la cuisine de Juan Luis Martínez, qui mêle les produits péruviens aux saveurs de son Venezuela natal. Mayta (45ᵉ) figurait déjà au classement en 2025. Le chef Jaime Pesaque y explore le répertoire péruvien, du maïs des Andes au paiche d’Amazonie.
Quant à Maido, premier en 2025, il rejoint cette année le Best of the Best. Ce groupe réunit les anciens vainqueurs, qui sortent du classement annuel après leur victoire. La table de Mitsuharu Tsumura y retrouve Central de Virgilio Martinez et Pía Leon, autre adresse de Lima, sacrée en 2023.
Tuju fait la meilleure entrée dans le top 50

À São Paulo, Tuju (16ᵉ) fait son entrée dans les cinquante premiers après une 70ᵉ place en 2025. Le restaurant d’Ivan Ralston reçoit également le prix de l’hospitalité. Pour composer ses menus, le chef suit le rythme des pluies de São Paulo. La carte change tous les trois mois, selon quatre périodes que l’équipe a nommées humidité, pluie, vent et sécheresse.
À Rio de Janeiro, le service prend une autre forme. Chez Lasai (25ᵉ), dix convives s’installent au même comptoir, devant Rafael Costa e Silva et son équipe. La cuisine donne une large place aux produits de l’État de Rio. L’adresse gagne trois rangs par rapport à 2025.
Carthagène et Quito gagnent du terrain

En Colombie, le restaurant Celele (31ᵉ) gagne dix-sept places. À Carthagène, Jaime Rodríguez explore les recettes typiques de la côte caraïbe jusque dans les boissons, avec des fruits colombiens et des préparations fermentées. À Bogotá, El Chato (46ᵉ) retrouve le top 50 après une 54ᵉ place en 2025. Álvaro Clavijo y travaille des produits venus de différentes régions du pays, des tubercules andins aux poissons et fruits de mer du Pacifique.
L’Équateur entre dans les cinquante premiers avec Nuema (37ᵉ), qui gagne vingt-quatre places. À Quito, Alejandro Chamorro et Pía Salazar explorent les produits du pays jusque dans les desserts, où le radis ou le poireau trouvent leur place. À Santiago du Chili, Boragó (22ᵉ) gagne un rang avec le menu Endémica de Rodolfo Guzmán, élaboré au fil des récoltes et des cueillettes. À Buenos Aires, Don Julio (44ᵉ) reste au palmarès avec une autre tradition culinaire, celle de la parrilla, des viandes maturées sur place et des vins argentins.
Avec 19 restaurants parmi les 100 premiers, l’Amérique latine confirme sa place dans la gastronomie mondiale. Le palmarès donne de la visibilité à des cuisines qui se distinguent par leurs produits, leurs traditions et la manière dont les chefs les font évoluer. Cette diversité se découvre aussi en voyage, à la table d’un restaurant, dans les allées d’un marché ou auprès des producteurs.
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Photos : The 50 | Kjolle | Tuju | El Chato